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Petit film d'1h15 sur la grossesse et l'accouchement

 

 

 

 


 

 

1) Se préparer physiquement et moralement:


Relaxation :
Positions idéales :
*assise sur une chaise face au dossier, jambes écartées et buste penché vers le dossier la tête posée sur un coussin
*allongée sur le côté sur le bord du lit
*les genoux posés sur un coussin par terre et la tête posée sur le siège d'une chaise ou à 4 pattes
*debout

Atmosphère:
Musique douce, lumière tamisée

Pour le massage :
Utiliser de l'huile d'amande douce de préférence.
Les massages doivent êtres légers, doux, pas de fortes pressions sur l'abdomen ni sur le bas du dos

Massage du dos et des épaules:
Faire glisser les mains de chaque côté de la colonne vertébrale, sur les épaules puis redescendre sur le côté du corps
Au niveau de la taille, masser délicatement en mouvement circulaires afin de supprimer la tension due à l'étirement des ligaments

Massage du corps:
Masser l'abdomen avec de légers mouvements dans le sens des aiguilles d'une montre
Faire glisser les mains de chaque côté de la taille puis remonter et redescendre de chaque côté du corps

Massage des jambes et pieds:
Faire glisser la main de la cheville aux cuisses et revenir vers la cheville, éviter les pressions étaler la main sous le pied puis remonter le long de la jambe
Répéter le mouvement en essayant de trouver un rythme.
Rotation de la cheville et pied flexe
Masser au dessus du pied et cheville
Mains posées sur le pied et doigts tenant fermement le dessus du pied, utiliser les pouces pour faire des pressions circulaires sur la voute plantaire.


Massage du périnée:

Massage durant l'accouchement:
*Exercer de fortes pressions sur le bas du dos avec la paume de la main
*Exercer des pressions répétées au milieu de chaque fesse avec les pouces
*Exercer des pressions fermes avec la paume de la main sur le sacrum, masser ensuite fermement de façon circulaire
*la personne qui masse se met derrière la future maman et lui masse les côtés du ventre en exerçant des mouvements circulaires légers. Commencer en haut puis descendre progressivement

A prendre si besoin traitement homéo avant accouchement + feuilles de framboisier en infusion à partir de la 36ème semaine.( Voir autre article Homéo du site)

 



 

 

2) Positions pour rendre l'accouchement plus court et plus facile :

Le travail peut durer seulement quelques heures mais il arrive parfois qu'il dure plus longtemps, voire beaucoup plus longtemps surtout si on est clouée sur un lit
Mieux vaut donc avoir le soutien de votre partenaire !!!

Dans tous les cas, il est prouvé que garder la position verticale et marcher régulièrement diminuent considérablement la durée du travail !! En revanche rester allongée sur le dos l’augmente ! (on fait bien rester au repos complet une femme qui a une menace d’accouchement prématuré...)

 


Voici les "posters" destinés aux femmes enceintes que vous avez ici (ceux là ne sont malheureusement pas en français).
Vous pouvez vous les procurer à cette adresse: http://www.nctms.co.uk/rhp_prodsho [...] parent=162



Première chose : contacts physiques rapprochés avec le partenaire, encouragements, contacts yeux dans les yeux...
Positions pour cela: enlacés tous les deux les bras autour du cou, ou assise sur un ballon de gym (diamètre environ 65cm en vente dans magasins de sport)

- le partenaire assis face à vous sur une chaise avec le dossier devant lui

- ou assise sur une chaise avec un coussin et le partenaire face à vous mais allongé sur le lit

- ou le partenaire assis sur une chaise et vous à genoux sur un coussin et votre tête sur un coussin posé sur les genoux de votre partenaire.

Deuxième chose : les massages ou des pressions fermes sur le bas du dos (voir plus haut "les massages durant l'accouchement" )
Positions pour cela:

- la femme à genoux sur un coussin, les coudes sur un coussin posé sur une chaise, le partenaire assis juste à côté

-ou appuyée sur le rebord d'une fenêtre par exemple, les fesses légèrement vers l'arrière et le partenaire derrière assis sur un tabouret ou une chaise

-ou debout appuyée contre le mur, la tête reposant dans le creux de votre bras, les fesses légèrement vers l'arrière et votre partenaire debout derrière vous

Troisième chose : en cas de monitoring continu (bien sûr pas encore de péri) il est dit et écrit noir sur blanc (cf. The National Childbirth Trust) que l'on peut toujours rester en position verticale... et oui, n'en déplaise à certaines maternités!!!
Positions pour cela:

- La femme, assise sur le ballon de gym et exerçant de légers balancements d'avant en arrière, veillez à garder les genoux plus bas que vos hanches , votre partenaire derrière vous

 

- ou assise sur un fauteuil ou mieux si vous avez, sur un rocking chair

Quatrième chose : en cas de fatigue, ne pas hésiter à se reposer mais toujours veiller à être le plus vertical possible
Positions pour cela:

 

- s'allonger en position semi assise car les pieds doivent toujours être plus bas que vos fesses afin de garder votre bassin bien ouvert

- ou s'asseoir sur une marche d'escalier le partenaire derrière vous

- ou plus original mais super efficace s'asseoir sur les toilettes dans le sens opposé, face au mur les jambes écartées de chaque côté de la cuvette, la tête posée contre la chasse d'eau sur plusieurs oreillers

ou s'allonger sur un bean bag*, ventre posé sur le bean bag, les genoux au sol et les fesses en arrière. Veillez à garder les fesses sur la même ligne horizontale que le dos

*sorte de gros pouf

Cinquième chose : pour aider bébé à descendre facilement dans votre bassin
Positions pour cela:

- Osciller les hanches de chaque côté dos appuyé contre un mur

- ou osciller de chaque côté en se tenant aux poignets d'une porte ouverte, les pieds à plat de chaque côté de la porte, les fesses et le bassin vers l'arrière, jambes fléchies et les bras tendus accrochés aux poignets de porte.

Sixième chose : soulager la douleur
Positions pour cela:

- S'allonger sur le côté dans un bain à 37° la tête posée sur un coussin

- ou se mettre à genoux dans la baignoire, les bras appuyés sur le bord et la tête posée dessus, le partenaire passant régulièrement un gant de toilette sur votre visage et votre crâne

- ou assise dans la baignoire dos contre le bord, les bras écartés reposant sur les bords

Dans tous les cas, le ventre doit toujours être recouvert d'eau, la température à 37° et il est possible d'avoir un contrôle monitoring dans l'eau !!!

Septième chose : Si la progression du travail est lente
positions pour cela:

- se mettre à genoux mais sur un seul genou (sur un coussin tout de même), l'autre relevé (comme si on se préparait à une course), les coudes posés sur un coussin sur une chaise ou sur le matelas du lit

- ou monter et descendre l'escalier plusieurs fois façon crabe, sur le côte.

 




3) Positions pour faciliter la naissance:

L’idéal, c’est debout ! C’est physiologique!!! Votre bassin s'ouvre mieux si vos genoux sont plus bas que vos hanches

- A genoux sur le lit, le partenaire d'un côté, la sage femme de l'autre, vos bras autour de leur cou

- Si accouchement dans l'eau, semi assise ou à genoux

- à genoux sur le lit, le haut du corps reposant sur un bean bag posé sur le lit pour l'occasion, la sage femme derrière et à la bonne hauteur pour réceptionner le bébé

- à genoux sur un coussin, les coudes posés sur un coussin sur une chaise et la sage femme derrière assise sur le ballon de gym, prête à réceptionner le bébé.

- Debout, appuyée dos contre votre partenaire, la sage femme accroupie prête à réceptionner le bébé.

- A genoux sur le lit, mains tenant la tête de lit (s'il y en a une...), le haut du corps reposant sur une pile d'oreillers, la sage femme sur le côté du lit prête à réceptionner le bébé.

Petit reportage

 

 


 

 

 

4) Venir à bout de ses contractions


Voici une liste de propositions. Cette liste n'est pas limitée, vous avez sans doute d'autres suggestions pour venir à bout des contractions

- Suivre son instinct quand on cherche une position confortable. Bouger le plus possible entre les contractions.

- Se souvenir des positions suggérées précédemment (pendant le travail et la naissance) Essayer de rester en position verticale ainsi la tête du bébé peut appuyer et se positionner correctement dans le bassin, les contractions deviennent alors plus efficaces.

- Respirez ! Vous oxygénez ainsi vos muscles (soit l’utérus) et bébé par la même occasion !

- Se souvenir des méthodes de respiration et relaxation (voir précédemment)
Concernant la respiration, le yoga aide beaucoup mais il y a un petit truc rapide à connaitre et qui est très efficace:

Lorsqu'on sent la contraction arriver, il faut expirer en laissant échapper l'air par la bouche.
Puis très vite au début de la contraction, inspirer par le nez en comptant jusqu'à 3 ou 4 ou 5, c'est suivant les personnes et la durée de la contraction. Puis relâcher en expirant par la bouche.
Attention, lorsqu'on expire on doit compter jusqu'au même nombre que celui de l'inspiration.
Donc par exemple si je compte jusqu'à 3 pour l'inspiration, je compte aussi jusqu'à 3 pour l'expiration.
Et je répète tout cela pour chaque contraction.
Ceci permet de donner la même durée d'inspiration et d'expiration et également de donner un rythme. Mais c'est aussi un bon moyen de se détourner de la douleur en se concentrant sur autre chose. C'est important.
D'après les sages-femmes ça permet de mieux appréhender la contraction et de contrôler son corps. On est plus détendu car on ne panique pas. Donc la douleur est plus supportable.

- Essayer de se concentrer sur autre chose que la contraction en fixant un point ou un objet.
Dans la salle d'accouchement vous pouvez écoutez de la musique par exemple.

- Penser positif quand bébé sera là, dans vos bras

- "Faire" avec une contraction à la fois, se dire non pas qu'une autre va venir mais que chaque contraction c'est un pas de plus pour se rapprocher de la venue de bébé

- Essayer les bains chauds et les massages (voir précédemment)

- Uriner le plus souvent possible ainsi la vessie ne risque pas d'entraver la descente de bébé

- Chanter, crier, ça aide à faire baisser la tension, ne soyez pas embarrassée, ce jour est le vôtre et celui de bébé. Tout vous est permis !!! ;o)

- Utiliser les différents moyens mis à votre disposition pour supporter la douleur. Si besoin, demandez à la sage-femme ce qu'elle a de disponible (ça peut être gaz et air, pethidine, péri... (Voir note ci dessous sur les différents moyens d'affronter la douleur durant l'accouchement)

Le principal, soyez fière de donner naissance à votre enfant, que vous utilisiez ou non les différents moyens de supporter la douleur.

 


 


5) 1er stade de l'accouchement : col, dilatation et position de bébé:

(figures extraites de J.Lansac et coll., Obstétrique pour le Praticien, SIMEP, Villeurbanne, 1983)

1. Paroi de l'utérus (comparé a une "bouteille")

2. Le col est long (le "goulot de la bouteille")

3. Le vagin


- Le col :

Sa taille normale est d'environ 4 cm
Lorsque le col travaille il se prépare à l'arrivée de bébé, il se raccourcit et mesure alors environ 2 cm, il se ramollit par la même occasion.
Puis il s'efface complètement donc 0 cm

Durant cette période, la femme a souvent des douleurs assez vives type douleurs de règles et des contractions plus ou moins régulières.
Imaginez un non sportif faire 50 Km à la course à bonne allure...le lendemain, il est tout endolori...c’est un peu ce que vous vivez, votre utérus est un muscle qui ne travaille qu’à chaque accouchement... ces efforts sont donc douloureux !

Ne vous précipitez pas à la maternité. Attendez un peu...faites le test au spasfon*!!
- Soit le travail a vraiment commencé, le col est effacé dans ce cas on a des chances de ne pas se tromper en confondant avec un "faux" travail,
- soit le col n'est pas encore effacé et la sage-femme vous dit qu'il s'agit d'un "faux" travail. Elle vous renvoie bien souvent chez vous car le bébé peut n' arriver que 48 H après voire plus tard !!!

*Le spasfon est un anti-spasmodique : il empêche les spasmes, donc les contractions. Si c’est un faux travail, les contractions s’arrêtent, sinon, partez à la maternité !

Le col est complètement effacé

1. Col effacé (le goulot de la bouteille a disparu)

2. Le vagin

 

Après s'être totalement effacé, le col se dilate jusqu'à 10 cm = la dilatation complète

1. Le col dilaté

La dilatation :

Une fois le col effacé (0 cm de long) on parle de la phase de dilatation
Il est à ce stade plus facile de se faire un toucher vaginal (attention en se lavant bien mains et ongles) car il n'y a pas besoin d'aller très loin !

Cette dilatation peut durer longtemps ou aller très vite. C'est le plein travail

Pour un premier bébé la moyenne est de 10 H environ soit 1cm/H mais ce n’est qu’une moyenne !

Pour un 2ème c'est souvent plus rapide.

1 cm d'ouverture correspond plus ou moins à 1 doigt, 2 cm à 2 doigts, etc.

Si les contractions restent régulières et efficaces pas de problème, si ce n'est pas le cas, la sage-femme peut intervenir de différentes façons (voir le point suivant, n°6 sur l'induction (déclenchement) et l'accélération du travail en cas d'inefficacité des contractions)

Donc si les contractions sont efficaces, la dilatation se fait bien et la poche des eaux a des chances de se rompre naturellement et la naissance devenir toute proche! D'où l'importance durant cette phase de rester le plus active possible, en position verticale et surtout pas allongée sur le dos !

Juste après la dilatation 10, soit dilatation complète, il arrive que certaines femmes vivent un stade dit de latence. C'est tout simplement quand les contractions s'arrêtent. Ce stade n'est absolument pas dangereux, il ne signifie pas non plus que le travail ne progresse plus convenablement.
C'est quelque chose qui ne doit pas vous inquiéter. Au contraire, profitez-en pour vous ressourcer car cela ne dure pas longtemps. Après c'est la phase d'expulsion.

- La position de bébé :

Les différentes phases du dégagement de la tête fœtale et de l'ampliation du périnée.

Schémas du livre "mécanique et techniques obstétricales" édition sauramps médical

Le bébé va descendre petit à petit et distendre le périnée. Cela va permettre à celui-ci de s'assouplir et d'éviter sûrement une épisiotomie ou une déchirure.
A ce moment précis, sa tête gêne et donne envie de pousser. C'est une étape indispensable pour permettre aux tissus de s'assouplir.
La maman est dans l'action et ne pense plus qu'à une chose: pousser !

<= Bébé présentant son plus petit diamètre

 

La position la plus fréquente :

- Tête en bas dans 90 voire 95% des cas.

La meilleure position tête en bas :

=> Antérieure – soit dos de bébé du côté du ventre de sa maman - dos légèrement vers la gauche.

=> Si le bébé est antérieur mais a le dos à droite:
ce n’est pas un problème du tout, il s'engage généralement très bien dans le bassin.

Mais, il arrive que les bébés qui ont le dos à droite se positionnent dos contre votre dos durant le travail. C'est rare mais ça arrive. La raison est simple. Lorsque bébé a le dos à droite il doit faire une rotation de 3/4 de tour pour bien s'engager dans le bassin. La plupart font la rotation jusqu'au bout mais il arrive que certains s'arrêtent avant, quand ils se retrouvent dos contre votre dos, d'où douleurs terribles dans le bas du dos de la maman... C'est souvent le cas lorsqu'on est allongée sur le dos au moment de la rotation. D'où encore une fois l'intérêt de rester mobile.

Si vraiment on est inquiète et on préfère que bébé soit dos à gauche on peut l'inciter à se mettre dans cette position durant les dernières semaines de grossesse (ce n’est pas primordial) dans ce cas, on peut dormir uniquement sur le côté gauche.
Il semblerait que ça marche assez bien, au bout d'une ou 2 semaines bébé se retrouve dos à gauche.
Cette position pour dormir est généralement conseillée par les sages-femmes pour éviter le pincement de la veine cave (fourmillement dans la jambe droite pour la maman) et faciliter les échanges sanguins (oxygénation de bébé).



=>Si le bébé est en position postérieure - c'est à dire contre votre colonne vertébrale - cette pression donne de fortes douleurs, c'est l'accouchement par les reins.

Si bébé a son dos contre votre colonne vertébrale durant le travail : surtout ne restez pas allongée, restez mobile!
Evitez la position "affalée sur le canapé", évitez de vous mettre sur le dos, penchez-vous en avant, mettez-vous à 4 pattes afin de réduire la pression exercée par bébé sur votre dos.
Se soulager, se relaxer entre 2 contractions, bien respirer c'est essentiel. Asseyez-vous sur une chaise face au dossier la tête posée sur un coussin, les fesses vers l'arrière du siège de la chaise, gardez les genoux plus bas que les hanches lorsque vous êtes assise.

 

 

Les autres positions :

- En siège :

Le travail est le même que pour une présentation ‘normal’ mais au moment de l'expulsion il faudra pousser un peu plus longtemps car après les pieds, les jambes, il reste les épaules et la tête.
Une radio sera faite au début du travail pour savoir si le bébé fléchit bien sa tête (menton sur la poitrine) car s'il ne le fait pas une césarienne sera envisagée. La tête ne passerait pas dans le bassin (les gynécologues ont toujours peur d’un bébé trop gros !).
Sachez que la position sur le côté dans ce cas là fonctionne très bien !
Généralement au 2ème bébé on a beaucoup plus de chance que cela se passe par voie basse.

- De face :

La position ne se décèle qu'en cours de travail. Le bébé avance dans le bassin en présentant son visage au lieu de sa tête.
Cette présentation ne présente à priori pas de problème : le bébé tournera sa tête de façon à placer son menton sous le pubis. Le travail sera plus long car il aura un peu plus de mal à descendre. C'est une présentation très rare. Si jamais il tourne sa tête de telle sorte que son menton soit au-dessus du sacrum, une césarienne est nécessaire car la tête se bloque dans le bassin.

- En fontanelle (le bregma) :

Cette présentation ne se voit qu'en cours de travail aussi et implique que le bébé n'a pas bien fléchit sa tête et présente sa grande fontanelle en premier. Le travail sera là aussi plus long car le diamètre de la tête est plus grand et donc la descente plus difficile, mais cela n'empêche pas le travail.

- De front :

Cette présentation n'est également décelable qu'en cours de travail. Le bébé présente son front à la descente. Cette présentation très rare empêche le travail et oblige à une césarienne car le diamètre de la tête est trop grand par rapport au bassin et la tête se coincerait.

Petit film (que je cherche en français!)
Il montre une femme accouchant autrement qu'allongée !

 


6) Induction (déclenchement) et accélération du travail en cas d'inefficacité des contractions:

-Pourquoi doit-on provoquer l’accouchement?
On discute d'un éventuel déclenchement dans les cas suivants:
*Vous êtes à 42 semaines
*Votre pression sanguine est élevée
*Vous avez une pré-éclampsie
*Vous faites du diabète gestationnel

-Autres problèmes médicaux
*Le bébé est très petit
*Le bébé est très gros
*Vous attendez des jumeaux
*Vous avez eu des problèmes lors d'un précédent accouchement
*Vous souhaitez que l'on provoque la naissance

-Comment ça se passe?
Souvent l'induction est programmée mais pas toujours.

Généralement avant toute induction on mesure la pression sanguine, le pouls, la température, un examen d'urine, une palpation de l'abdomen afin de voir comment bébé est positionné et s'il est engagé.

Puis on vous relie à un monitoring pendant environ 20 mn afin d'avoir une indication fiable sur le rythme cardiaque de bébé

On vous demande ensuite de vider votre vessie car dès que l'induction commence on doit garder le lit pendant 1 H. Vous profiterez de ce temps pour discuter avec la sage-femme de votre « Projet de naissance »

Ensuite, à un examen vaginal pour contrôler le col
Si l'examen est dit "favorable", cela signifie que l'induction marche ,que le col est mou et qu'il commence peut-être déjà à se dilater

Si l'examen est dit "défavorable", c'est que le col est toujours ferme et fermé, cela signifie que l'induction devra prendre plus de temps.


-Qu'utilise-t-on pour le déclenchement?
Avant toute induction la sage-femme est obligée de tout vous expliquer et d'avoir votre accord.

-« Le gel »
Ce gel contient une hormone: la prostaglandine
Durant un examen vaginal, la sage-femme met une capsule, genre suppositoire, contenant le gel très haut dans le vagin.

Cela est répété 4 à 6 H plus tard si le travail n'a pas commencé.

-« Le tampon »
C'est comme un petit tampon pour règle contenant l'hormone de prostaglandine. C'est introduit dans le vagin avec à son extrémité un ruban qui est accroché sur le haut de la jambe. L'hormone est libérée graduellement durant 12 H. Si le travail commence pendant ce temps, on vous le retire en tirant doucement sur le ruban. Si le travail n'arrive pas on le retire au bout des 12 H et on vous laisse vous reposer à la maternité une nuit.

-« Les ovules »
C'est une tablette de prostaglandine, elle est placée dans le vagin à côté du col. La procédure peut être répétée après 4 à 6 H si le travail ne commence pas

La prostaglandine est une hormone synthétique qui oblige l'utérus à se contracter. Cela stimule la prostaglandine contenue naturellement dans votre corps.

Généralement on donne 2 tablettes ou gels le 1er jour. Si rien n'arrive on laisse la future maman se reposer une nuit à la maternité (impossible de rentrer à la maison en cas d'induction) et on recommence le lendemain.
Pour un premier bébé on fait l'induction le soir. Ainsi, la parturiente peut se relaxer pendant l'action de l'hormone durant la nuit

En cas de césarienne antérieure, on ne peut donner qu'une dose par jour.

-« Rupture artificielle des membranes »:
Quand le col est dilaté mais que le travail n'arrive pas on peut rompre la poche des eaux afin de mettre en route et d'accélérer le travail

-« injection de syntocinon »
C'est un catheter placé sur le bras administrant une hormone, l'oxytocine (hormone favorisant les contractions). C'est proposé seulement si aucune des inductions précédentes n'a fonctionné.
La perfusion administre le produit en continue jusqu'à la naissance du bébé et même une heure après afin d'éviter une perte excessive de sang.


- Que se passe-t-il ensuite?
Pour continuer sur l'induction, la sage-femme prend le rythme cardiaque de bébé toutes les heures, en cas d e « Tampon », le bébé est contrôlé via monitoring toutes les 4 h, en cas de « syntocinon », le bébé est sous monitoring continu.

La sage-femme contrôle la pression sanguine et le pouls toutes les heures et vous demande si vous sentez les contractions arriver ou si vous avez perdu les eaux.

Il n'est pas rare que cela prenne 3 à 4 jours avant que le travail ne commence. Il est important durant ce temps de rester le plus active possible afin de favoriser le travail

Durant l'induction on peut manger et boire sans problème sauf avis médical

- Inconvénients de l'induction :
*Cela peut prendre plusieurs jours et impossibilité de retourner à la maison
*Certaines femmes ont des douleurs à cause du gel ou des tablettes de prostaglandine. Cela peut causer des resserrements réguliers de l'utérus sans que le col ne se dilate.
*Cela peut aussi être décourageant si ça prend très longtemps et ainsi affecter le moral
*De plus, cela peut occasionner plus de douleurs dès le début du travail et pendant.
*L'induction peut enfin occasionner plusieurs changements dans le projet de naissance

- Les statistiques:
On a observé que les femmes qui ont une induction:

*demandent plus la péridurale
*ont besoin d'une perfusion intraveineuse
*ont plus souvent les forceps ou ventouse
*ont plus souvent une épisiotomie
*sont plus souvent confrontées à une souffrance du bébé pas prêt à naitre
*nécessitent plus souvent la césarienne
*ont une perte de sang plus importante après la naissance

(Ces statistiques peuvent être également liés à d'autres raisons que l'induction)




7) les différents moyens de supporter la douleur durant l'accouchement:


- « La relaxations » : techniques de respiration, mobilité, support de son partenaire, massage, confiance en son propre corps (voir point n°1 au début)

- « Le masque à oxygène » C’est un mélange de gaz et d’oxygène que l’on respire à travers un masque. On l’utilise quand on veut. Mais de préférence au tout début de chaque contraction car il met environ 15 sec avant d’agir. Il n’y a pas d’effets secondaires connus mais il peut éventuellement étourdir un peu.


- « La réflexothérapie lombaire » on injecte 3cm3 d’eau distillée mélangée à un anesthésique local dans la région lombaire sans pénétrer dans le muscle. L’effet dure environ 1 H et on peut bien sûr renouveler l’injection. C’est recommandé chez les femmes qui accouchent « par les reins » et permet de supporter considérablement les douleurs. C’est paraît-il efficace mais malheureusement c’est très peu utilisé par manque d’information. Renseignez-vous auprès de votre maternité

- « Bain et douche » cela peut apaiser au début du travail

- « Accouchement dans l’eau » Beaucoup de femmes trouvent cela très relaxant et apaisant. Si le travail progresse normalement on peut même accoucher dans l’eau . Cela dépend des maternités... Il est toutefois conseillé de ne pas rester pendant tout le travail dans l'eau sous peine de le ralentir. Il vaut mieux entrer dans l'eau à partir de dilatation 5

- « la péridurale », cela supprime complètement les douleurs (sauf quelques cas où la répartition du produit ne s’est pas faite correctement et l’effet se ressent uniquement sur la moitié du corps) mais si la douleur revient, on peut réinjecter le produit. C’est apprécié par beaucoup de femmes surtout lorsque le travail dure longtemps et qu’il est insupportable.
Il existe des « péridurales déambulatoires ». Dans ce cas le produit anesthésique administré est différent afin que les jambes puissent bouger.

La méthode :

On désinfecte la zone.

Une piqûre est réalisée pour l'anesthésie locale. Puis, la maman fait le dos rond, pour ouvrir l'espace entre ses vertèbres et faciliter le passage de l'aiguille.

Puis l'anesthésiste retire l'aiguille et laisse en place un fin cathéter.

Le cathéter est fixé par des sparadraps pour ne plus qu'il bouge.

 

Coupe montrant l'emplacement de l'aiguille dans l'espace péridural

1. Moelle épinière

2. Dure-mère

3. Ligament inter-épineux

4. Anesthésique dans l'espace péridural

5. Ligament sus-épineux

 

Concernant les inconvénients de la péridurale :

1) Les jambes sont souvent très lourdes et il est parfois impossible de trouver une position confortable.

2) Il est souvent impossible d’uriner, pour cette raison cela exige souvent la pose d’un cathéter dans l’urètre

3) Pour maintenir une bonne pression sanguine on pose aussi une sonde sur le bras

4) Pour contrôler le rythme cardiaque du bébé et le rythme des contractions il faut être en permanence reliée au monitoring, cela suppose avoir une ceinture abdominale avec des clips. Comme vous ne sentez rien, c’est la sage-femme qui contrôle tout à votre place. Parfois les contractions diminuent et pour les relancer on injecte un produit comme l'ocytocine.

Souvent il y a des difficultés pour pousser et la progression est beaucoup plus lente. D'où un recours possible aux forceps ou spatules.

5) Parfois il y a des effets secondaires liés directement ou indirectement à la péridurale : tachycardie, tremblements, mal de tête, mais aussi baisse du rythme cardiaque.


Voici quelques autres méthodes alternatives :
- Acupuncture
- Aromathérapie
- Homéopathie
- Hypnose
- Massage
- Réflexologie

 



8) Deuxième stade de l'accouchement: La poussée, l'arrivée de bébé:


Lorsque vous êtes tout près du but, vous ressentez une grosse envie de pousser (pour celles qui n'ont pas la péri ou celles qui l'ont mais très peu dosée sinon elles ne ressentent rien et c'est la sage-femme qui doit vous guider)
C'est comme une envie de « faire caca » Il est important à ce moment là de se concentrer sur le bébé et de laisser venir.

Ne poussez pas trop fort car cela peut avoir des répercussions sur votre périnée. Si vous êtes en position verticale quelle qu'elle soit, à 4 pattes ou sur le côté, la descente de bébé est plus facile que sur le dos.

La position sur le dos est réservée aux accouchements instrumentalisés (forceps, ventouse) ou aux césariennes.
Bien sûr si on souhaite être sur le dos par confort personnel rien ne vous en empêche.

Mais même si on a une péridurale il vaut mieux se mettre sur le côté ou sur le bord du lit (ou de la table) avec les jambes plus basses que les hanches ceci afin de ne pas entraver le passage de bébé et surtout d'éviter une trop forte pression sur votre périnée entrainant déchirure et un recours à l'épisiotomie. Dans ce cas demander à réduire la dose quand l'arrivée de bébé est imminente.

Les sages-femmes ont parfois un miroir à disposition afin de vous permettre si vous le désirez de voir descendre bébé et de vous focaliser dessus.




9) L’épisiotomie:

Voici dans quel cas les sages femmes apprennent, lors de leur études, que les épisiotomies sont incontournables :

- un 1er bébé ou un gros bébé
- un siège
- un prématuré
- une souffrance du bébé
- forceps ou ventouse

Les sages femmes exposent les situations dans lesquels l'épisiotomie pourrait être proposée et montrent des dessins afin que vous ayez une idée de l'incision qui est faite.
Techniquement, c'est un coup de ciseau vertical, en direction de l'anus qui tranche :
- la peau
- le vagin
- le périnée

L'épisiotomie devrait être considérée - cela signifie aussi pas imposée mais suggérée - uniquement dans les cas suivants:
- Complications lors de l'expulsion (siège, dystocie des épaules, forceps, ventouse)
- Souffrance fœtale

Cela répondrai au taux de 10% que l' OMS recommande de ne pas dépasser. En effet, si l'épisiotomie permet moins d'hémorragie, moins de souffrance et moins de douleurs lors des rapports sexuels elle n'évite pas la surdéchirure (touchant ou non la muqueuse anale) et donc les risques d'incontinences.





Anesthésie locale

Incision

 

suture des différentes couches




10) La césarienne en urgence:

C'est un acte qui peut sauver des vies, ne pas l'oublier. Néanmoins, il ne faut pas en abuser car comme tout acte chirurgical cela entraîne des risques non négligeables.

Les raisons de la césarienne en urgence :
- souffrance fœtale
-aucune progression du travail
- hémorragie sévère anté-partum
- position en siège non "diagnostiquée" et empêchant la progression du bébé
- position instable du bébé
- prolapsus du cordon ombilical (lorsque celui-ci s'engage avant la tête du bébé) c'est très rare mais cela peut arriver si la poche des eaux est percée avant le début du travail par exemple ou encore en cas de déclenchement (induction)
- éclampsie

La méthode :

La paroi a été incisée. Le tuyau est prévu pour aspirer les sécrétions dans la bouche du bébé et lui permettre de respirer plus facilement.

Le gynécologue extrait le bébé pendant que son assistante pousse sur la matrice pour faciliter la sortie de sa tête.

Bébé vient de sortir !

Le gynécologue va me confier au pédiatre. Il ne reste plus qu'à recoudre la maman.


Les risques et complications possibles :
Ce sont des risques qui sont possibles mais absolument pas systématiques voire rares, heureusement mais c'est comme pour toute intervention chirurgicale, il y en a plus que lorsqu'il n'y a pas d'intervention!!

Risques pour la maman:

- risques chirurgicaux: hémorragie, problèmes à la vessie, problèmes à l'urètre, problèmes à l'intestin
- hystérectomie
- formation excessive de "bourrelets" au niveau de la cicatrice dans la cavité abdominale
- thrombose veineuse
- embolie pulmonaire
- risque plus important d'avoir à nouveau une césarienne pour le prochain bébé

Risque pour le bébé:
- plus de risque d'être admis dans l'unité néonatale
- bébé plus souvent endormi en raison de la longueur du travail et de l'anesthésie
- risques toutefois très faible de heurter le bébé durant l'incision


 




11) Troisième stade: la délivrance du placenta :

 

C'est ce qui correspond à l'expulsion du placenta et des membranes.
L'utérus se rétracte, durci et forme le 'globe de sécurité": grosse boule au-dessus de l'ombilic.
Cela peut prendre plusieurs heures ou aller très vite. Cela dépend du type d'accouchement que l'on a eu.

- Accouchement naturel :
Si notre accouchement s'est fait le plus naturellement du monde, sans aucun produit type péridurale, péthidine... on va sans doute avoir une délivrance similaire.

Dans ce cas cela peut être très rapide, comme prendre plus de temps car la sage-femme n'intervient pas. C'est bébé qui en allaitant va stimuler votre utérus qui va se contracter.
Une fois le placenta expulsé, la sage-femme doit le vérifier pour voir s'il est entier sinon risque d'hémorragie.

Si cela tarde, la sage-femme peut vous proposer d'aller le chercher dans votre utérus. C'est ce qu'on appelle la révision utérine. A vous de prendre la décision finale.

Si on veut que cela aille vite, on peut demander une injection d'oxytocine afin de stimuler l'utérus. Vos contractions sont alors vives mais moins douloureuses que celles de l'accouchement.
Le placenta sort alors beaucoup plus vite. Parfois cette injection évite aussi une trop grosse perte de sang.
Maintenant n'oubliez pas que cela n’est pas naturel. A vous de prendre la bonne décision suivant vos attentes.
Mais en aucun cas ce n'est au personnel médical de décider. Il doit vous informer, vous conseiller mais c'est à vous de choisir.

- En cas de péridurale :
Bien souvent lorsqu'on a une péridurale on est sous oxytocine via une perfusion délivrant cette hormone en continu et ce jusqu'à 1 H après l'accouchement.
Donc le placenta est généralement expulsé très rapidement. Pas besoin d'injecter à nouveau l'hormone puisqu'on a déjà la perfusion. Cela signifie aussi que la délivrance ne sera pas naturelle.