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Désir d’enfant

 

 

Que faire lorsque l'enfant désiré se fait trop attendre?

Beaucoup de couples pensent que dès l’arrêt de la contraception un enfant arrivera.
Ce n’est pas toujours le cas et l’attente devient alors interminable... Le mot « stérilité » vient alors à l’esprit.

Mais lequel des deux partenaires ?

Seule l’alliance des deux fertilités permet ou non une grossesse.
Ne pas réussir à concevoir un enfant n’est pas toujours le signe d’une « impossibilité ».

Pour faire un bébé, certaines conditions sont indispensables :
- des appareils génitaux sains
- aucunes pathologies gynécologiques masculines ou féminines
- des troubles du cycle menstruel
- des rapports sexuels satisfaisants en qualité et en fréquence. (
Minimum deux à trois fois par semaine)
Ainsi, sans l’une de ces conditions, l’enfant peut se faire attendre longtemps sans pour autant pouvoir parler de stérilité.

Quand faut-il consulter ?

Lorsqu'un couple décide d'avoir un bébé, la plupart du temps celui-ci n'arrive pas le mois suivant la décision du couple car l'espèce humaine est une espèce peu fertile.
La femme n'est fécondable que 24 h 00 aprés l'émission de l'ovule. Cela donne peu de chance lors d'un cycle menstruel.

Les médecins ne commencent à parler d'infécondité ou d'hypofécondité (le terme de stérilité étant 'agressif' pour le couple) qu'au bout de deux ans de rapports sexuels sans résultats pour un jeune couple.

En fait, si aucunes grossesse ne survient après une période de six mois, on peu parler d'hypofécondité* et essayer de comprendre pourquoi sans s'affoler pour autant!

La stérilité désigne l'impossibilité, pour un homme ou pour une femme, de procréer soit de débuter ou porter à terme une grossesse.

La fécondité d’une femme progresse jusqu'à l'âge de 25 ans puis se stabilise avant de décliner vers 35ans.
Le temps nécessaire pour une conception est en moyenne de 4 cycles pour les couples âgés de 25 ans.

On considère qu'il est normal de commencer à rechercher une cause à la stérilité quand un couple désirant un enfant n'a pas déclenché de grossesse après deux à trois ans.

Au-delà de 35 ans les chances de concevoir s’amenuisent.

Il devient donc important de ne pas trop attendre car le processus d’exploration de l’infertilité est souvent long et les techniques de procréation assistée sont moins efficaces quand l’âge avance.

 

Quels examens ?

Dans certains cas l’infertilité est évidente, mais dans d’autres, son origine reste inexpliquée. Des causes psychologiques ou d’ordre sexuel sont généralement suspectées.

Chez la femme => il est nécessaire de connaître son histoire, ses éventuelles grossesses et/ou interruptions, ses infections génitales antérieures ou ses interventions pelviennes, etc.

Chez l’homme => le médecin interrogera sur des infections et des inflammations passées, des traumatismes des testicules, certaines maladies, la profession, etc.

Les deux partenaires devront subir un examen clinique complet, notamment gynécologique.

Une analyse des spermatozoïdes et chez la femme une courbe de température ainsi qu’une évaluation radiologique des voies génitales seront réalisées.

Des bilans hormonaux seront demandés.

A la suite de ces examens, l’origine du dysfonctionnement est trouvée et donc traitée, sinon, des examens plus poussés sont indispensables, comme le test postcoïtal (test de Hühner) permettant d’apprécier la réaction des spermatozoïdes en fonction des sécrétions vaginales.

Parfois, une exploration chirurgicale de l’appareil génital de la femme est utile (une cœlioscopie).

Dans tous les cas, il faut rester optimiste : il n’est pas rare qu’une infertilité inexpliquée se termine par une grossesse soudaine !


Consultations

 

 

Quand et pourquoi consulter ?

De 10 à 20 % des couples déclarent avoir des difficultés pour concevoir une grossesse mais seulement 5 % des couples sont concernés par une infertilité.

On ne parle de stérilité d’un couple que lorsque les tentatives pour concevoir une grossesse n’ont pas abouti au bout de deux ans.
On parle de stérilité primaire quand la femme n’a jamais été enceinte auparavant et de stérilité secondaire quand d’autres grossesses ont précédé (grossesses menées à terme ou fausse-couches).

Le délai moyen de conception pour un couple est de 6 mois. Seulement 90 % des grossesses seront obtenues avant la première année.
En effet, les chances pour un couple normalement fertile de concevoir à chaque cycle ne sont que de 25 % et tous les couples n’ont pas la même fécondabilité. Un délai de plusieurs mois est donc tout à fait normal et fréquent.

Cependant, il n’est pas toujours nécessaire d’attendre ces deux années pour consulter un spécialiste, surtout quand des problèmes particuliers sont déjà connus (anomalie des cycles menstruels, antécédents d’
exposition au distilbène* chez la femme, etc.).
Il est même souvent conseillé au couple de consulter une première fois à partir d’un an d’infertilité. C’est l’occasion alors de rechercher par des examens simples des causes évidentes.
Cependant, aucun traitement ne sera généralement entrepris avant deux ans d’infertilité.

La première consultation doit se faire en présence des deux conjoints :
un interrogatoire de chaque partenaire et un examen clinique constitue la première étape

A l’interrogatoire, certaines causes peuvent être évoquées :
- la fréquence des rapports est insuffisante (il faut avoir au minimum deux à trois rapports par semaine)
- il peut simplement exister un problème sexuel (problèmes d’éjaculation)
- un des deux conjoints a déjà eu des enfants avec un conjoint différent : cela peut orienter sans le prouver l’origine masculine ou féminine du problème
- les antécédents chez l’homme peuvent être évocateurs : antécédents d’irradiation ou de chimiothérapie, traumatismes du testicule, intervention pour hernie inguinale…
- de même, les antécédents de la femme sont parfois utiles : exposition de la femme au distilbène*, antécédents d’infections génitales mal traitées, prise de médicaments…
- la femme présente des cycles longs et irréguliers (problème de dysovulation) ou des douleurs de type d’
endométriose*.

*Le diéthylstilboestrol (D.E.S.), commercialisé en France sous le nom de Distilbene est un œstrogène de synthèse qui a été prescrit en France de 1948 à 1976 aux femmes enceintes présentant une menace de fausse couche ou des fausses couches à répétition. On sait maintenant que la prise de ce médicament au premier trimestre de la grossesse exposait l’enfant à naître à des malformations génitales et des problèmes de stérilité.
*L'endométriose est la présence de fragments de l'intérieur de l'utérus (endomètre) en dehors de leur localisation normale : des parcelles de cet organe vont coloniser d'autres organes, entraînant des lésions bien délimitées qui saignent.
On parle d'adénomyose quand ces kystes sont localisés sur la paroi de l'utérus.


L’examen clinique peut être informatif :

- il recherche des anomalies ou des malformations des organes génitaux (petit utérus des femmes exposées au Distilbene, fibromes utérins)
- il recherche des signes d’anomalies hormonales (hirsutisme, écoulement mammaire…).

Dans un premier temps quelques examens simples seront prescrits :

- Une courbe de température sera demandée à la femme. Le médecin lui remet le graphique où noter sa température du matin et lui en explique les modalités. Cet examen, pratiqué sur au moins un cycle menstruel, va permettre de vérifier s’il y a bien ovulation et si elle est de bonne qualité.
- Un spermogramme sera demandé au conjoint. Il nécessite un prélèvement de sperme obtenu après masturbation et doit être examiné au laboratoire afin de déterminer le nombre, l’aspect et la mobilité des spermatozoïdes pour détecter une éventuelle anomalie.
- On demandera également un test post-coïtal de Hühner. Ce test consiste à prélever la glaire cervicale de la femme au maximum 12 heures après un rapport sexuel. L’analyse de ce prélèvement permet de voir si la glaire est adéquate et d’évaluer la qualité du sperme.
- Des dosages hormonaux sont également demandés chez la femme (dosage de la prolactine et des hormones sexuelles).

D’autres examens ne seront demandés que secondairement ou seront prescrits d’emblée si l’examen clinique et l’interrogatoire font suspecter une cause particulière telle que :

- une hystérographie (radiographie de l’utérus et des trompes)
- une échographie (recherche de malformation, d’ovaires polykystiques…)
- une biopsie d’endomètre (prélèvement analysant la qualité de la muqueuse utérine)
- une hystéroscopie, voire une cœlioscopie, pourront aussi être envisagées (recherche de pathologie des trompes ou de l’utérus, endométriose…)

Enfin, la première consultation est l’occasion de donner des conseils :

- Le médecin pourra expliquer qu’il faut être patient, l’absence de grossesse au bout d’un an de tentative n’est pas rare et ne signifie pas forcément qu’il existe une pathologie.
- La fréquence des rapports sexuels (trois par semaine) et la période optimale pour avoir un rapport fécondant (les deux jours précédents l’ovulation sont le moment idéal) seront expliqués.
- Seront également expliqués : les principes de l’ovulation et comment la reconnaître en s’aidant au besoin de la courbe de température.
- Ces conseils simples sont parfois suffisants pour débloquer une situation d’hypofertilité.

Après avoir revu le couple en consultation et après avoir effectué un bilan complet, le médecin décidera du traitement le plus adapté pour aider le couple à concevoir une grossesse, en l’orientant si besoin dans un centre spécialisé (service chirurgical ou centre de fécondation in vitro). Il faut néanmoins savoir que la moitié des couples qui n’ont pas conçu après deux ans de tentatives le feront naturellement dans l’année qui suivra.

 


Les examens souvent demandés
 
 
La courbe de température :
 
C'est le premier examen demandé, pour cela la température doit être prise tous les matins dés le reveil, généralement à heure fixe et avant de poser le pied par terre.

La température forme deux plateau, basse avant l'ovulation (entre 36° et 36,5° en général) elle monte de 5 à 6 dixième après l'ovulation. La température se maintient haute pendant 12 à 14 jours après l'ovulation avant de redescendre à l'arrivée des prochaines règles.

Il est a noter que la température de base dépend de chaque femme. Tout dépend de la température de la phase pré-ovulatoire (1er tableau thermique) qui variera d'une femme à l'autre.

L'important est de bien avoir ces deux plateaux termiques lors des phases pré et post-ovulatoire.

 

 


 

 

Courbe de température "normale"

 

Cette courbe permet :

=> De vérifier s'il y a ovulation. Dans le cas ou l'ovulation n'existe pas, la courbe de température reste uniforme sans montée brusque de température. Lorsqu'il y a ovulation, celle-ci a lieu en théorie au moment du dernier point le plus bas de la température avant que celle-ci forme le deuxième plateau thermique.

Il faut savoir que l'ovulation n'est pas prévisible par la courbe de température, la température ne s'élevant qu'après l'ovulation.

=> De déterminer le moment de l'ovulation, c'est important lorsque le cycle menstruel n'est pas régulier.

Il faut savoir qu'en cas de cycle long, le deuxième plateau thermique reste dans tous les cas de 12 à 14 jours, les règles apparaissent à ce moment là. Seule la phase pré-ovulatoire est plus longue.

=> De déterminer une insuffisance hormonale. Le plateau thermique qui se forme après l'ovulation est raccourci de quelques jours. Cela signe une insuffisance hormonale due au corps jaune qui se forme dans l'ovaire après l'ovulation et qui est insuffisant.

=> De déterminer un début de grossesse. Dans ce cas le deuxième plateau thermique ne redescend pas et se prolonge plus de 14 jours.

Il est conseillé lorsqu'un couple n'arrive pas à procréer de faire quelques courbes de température avant d'aller voir le gynécologue car c'est l'examen qu'il vous demandera...vous gagnerez du temps!

Il faut savoir que la température n'est pas forcément la même d'un jour à l'autre, elle varie, forme des pics plus ou moins prononcés sans signification particulière. La seule variation significative et la formation de deux plateaux bien distincts.

Afin de pouvoir tracer votre propre courbe si vous le désirez, vous pouvez trouverez ici une grille vierge à utiliser et ici une explication liée.

Pour résumer :

Les dix commandements de la courbe thermique.

1 Le premier jour de votre cycle est le premier jour du flux habituel, pas celui où surviennent des petites taches.

2 Sur le graphique le jour indiqué 1 est le premier jour du cycle, pas le premier jour du mois.


3 Vous devez indiquer, sur la graphique, le mois et le jour du mois, sur la partie destinée à ce renseignement, en général en regard du jour du cycle.

4 Utilisez le même thermomètre et la même partie de votre corps tout au long de votre cycle.

5 Prenez votre température au lit, le matin, avant toute chose (petit déjeuner, rapport sexuel, caresses sexuelles, cigarette…)

6 Laissez le en place le temps nécessaire à la stabilisation de la température, en général 2 minutes.

7 Marquez votre température d’un point bien visible.

8 Indiquez les évènements et sensations perçues au niveau des organes génitaux (douleurs seins, syndrome prémenstruel..) et les rapports sexuels.

9 Indiquez les évènements dont vous pensez qu’ils ont pu influencer votre température corporelle (sorties, rhume, traumatisme, oubli ou modification des conditions de la prise...)


10 Changez de graphique quand les règles surviennent. Ne poursuivez pas sur la même « ligne » même s’il vous reste de la place.

 

Le dosage hormonal :

Il se fait chez la femme à un moment bien particulier du cycle. Quelque soit le moment il est important de le connaître car le dosage hormonal est différent selon les différentes phases du cycle. C'est pour cela qu'il est souvent corrélé à une courbe de température.

Il permet de repérer un problème hormonal.

 

Le test post-coïtal :

Encore appelé test de Hühner.

Il consiste à examiner la glaire sécrétée par le col de l'utérus au moment de l'ovulation afin de savoir si elle est bien "filante" et laisse passer les spermatozoïdes.

Ce test est fait quelques jours avant l'ovulation (déterminée grâce aux courbes de températures). Il est fait après un rapport sexuel (celui-ci doit avoir lieu dans les seize heures qui précèdent le rendez vous chez le gynécologue), la femme ne doit pas faire de toilette vaginale avant.

Le médecin met en place un spéculum et va prélever un peu de glaire cervicale. C'est un examen indolore.Le prélèvement va ensuite être étudié au microscope.

Ce test permet de vérifier :

- que la glaire cervicale est de bonne qualité, elle doit laisser passer les spermatozoïdes.
- que le sperme du conjoint est valable, en cas de problème, il y aura peu ou pas de spermatozoïdes dans la glaire examinée.

 

Le spermogramme :

Il est demandé si le test post-coïtal n'est pas bon. Il est indolore pour l'homme puisqu'il consiste à recueillir son sperme dans un petit pot. Cela est fait soit par masturbation, soit par retrait lors d'un rapport sexuel. L'important étant que le sperme soit recueilli dans un pot stérile puis amené moins d'une heure après au laboratoire.

Il faut que ce recueil soit fait après 3 à 4 jours d'abstinence sexuelle.

Cet examen permet de se rendre compte de la qualité des spermatozoïdes : y en a-t-il assez, Sont-ils vivaces ?...

 

L'hystérosapingographie :

Cet examen se fait chez un radiologue dans la semaine qui suit les règles (afin d'éviter de faire la radio sur toute grossesse éventuelle). Un liquide radio opaque est injecté dans l'utérus, qui remontera dans les trompes si elles ne sont pas bouchées. Puis des radios seront prises sur lesquelles ce liquide apparaîtra.

Cet examen permet :

- de vérifier l'aspect de l'utérus, il peut dépister un fibrome.
- de vérifier l'état des trompes, si elles sont perméables, le liquide radio opaque va filtrer dans la cavité abdominale.

 

Il faut savoir que tous ces examens ne sont pas forcément faits car un seul peut permettre de définir votre problème. Chaque examen est fait à partir d'informations que vous fournissez à votre médecin qui orientera les recherches.
Le médecin possèdera déjà un certain nombre d'éléments d'orientation pour établir un diagnostic et commencer un traitement.

 

© Schéma extrait du Guide pratique de gynécologie (édition France Loisir) et extraits de «Zestrovella et Lilou parlent du désir d’enfant».

 

 



Fertilité : Se dit d'un couple dont la femme est apte à être fécondée. Donc la fertilité est la qualité de ce qui est capable de donner la vie. La fertilité est la capacité de concevoir, c'est la capacité de débuter une grossesse, de créer un zygote, fruit d'une fécondation.

Infertilité : C'est l'incapacité de concevoir. Si cette incapacité est définitive, on parle alors de stérilité. L'infertilité est primaire lorsqu'aucune grossesse ne s'est encore déclarée dans le couple. L'infertilité est secondaire lorsqu'une ou plusieurs grossesses se sont déjà déclarées dans le couple, même si aucune grossesse n'est allée à terme.

Hypofertilité : C'est la difficulté à concevoir, se traduisant par un allongement du délai de conception. Elle correspond à une fécondabilité < 5 %

Stérilité : un couple stérile est un couple incapable à se reproduire. Actuellement, en Médecine le terme "stérile" doit être utilisé pour les personnes qui ont une incapacité définitive à concevoir.

 
 
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