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Index de l'article
La grossesse pas à pas côté maman
Du 1er au 3éme mois.
La première visite prénatale.
Une première échographie
Des grossesses sous haute surveillance
Les incidents de parcours
Du 4ème au 6ème mois
Un dépistage proposé à toutes
L’échographie du 4ème mois
D’autres investigations
Les signes qui doivent vous alerter
Les incidents de parcours
Du 7ème au 9ème mois
Difficultés avant l’accouchement
Quand déclencher l’accouchement
Toutes les pages

 

LA GROSSESSE PAS à PAS CÔTE MAMAN

 

Des dépistages clés.

Bien sur, la grossesse n’est pas une maladie mais elle réclame une attention particulière.
Divers examens vont donc jalonner ce 1er trimestre.
Ils font partie d’une surveillance de plus en plus performante qui a pour but de veiller sur votre santé et celle de votre bébé.

 


 
 
9 mois
8 Kg de fraises
7 siestes par semaine
6 coups de fil de maman
5 sens en éveil
4 prénoms en finale
3 échographies
2 litres d'eau par jour
1 heureux événement
0 alcool - 0 tabac
 
 
Ass. Maladie - Inpes - Ministère de la santé...

 

 


Du 1er au 3éme mois.

Vous êtes enceinte.

Les 1ers signes :
Un retard de règle de quelques jours est un 1er indice.
S’y ajoute parfois un gonflement des seins, une impression de ballonnement, de nausées et d’une sensation d’immense fatigue... (voir article symptômes de grossesse)
Pourtant à eux seuls, ces symptômes restent insuffisants car on peut les éprouver en dehors d’une grossesse débutante.
Et certaines femmes se sentent enceinte presque tout de suite alors que d’autres vivent les 1eres semaines de grossesse sans que le moindre signe vienne les alerter !

Tests à effectuer pour savoir très vite:

Le moyen le plus simple pour savoir ce qu’il en est : le ‘test pipi’ à faire chez soi.
Ils sont de plus en plus fiables et fournissent en quelques minutes une réponse dès le 1er jour présumé des règles.
On les trouve en vente libre en pharmacie et ne sont pas remboursés.

Leur principe :

Ces tests détectent dans les urines l’hormone hCG, sécrétée par l’embryon dès que celui-ci s’est niché dans l’utérus.
Cette hormone est inexistante en temps normal, elle signifie donc la grossesse et va progressivement s’élever au cours des 6 premières semaines mais elle n’est détectable qu’au 10ème jour après la fécondation.

Mode d’emploi :

Pour un résultat plus fiable, il est conseillé de le pratiquer le matin avec les 1ère urines qui sont plus concentrées en hCG.
Mais prudence, un test négatif ne signifie pas toujours que l’on n’est pas enceinte et il est donc possible d’obtenir une confirmation en laboratoire en faisant des dosages d’urine ou de sang avec la réponse le soir même.
Prescrits par un médecin, ils sont remboursables.


L’intérêt d’une confirmation précoce:

Savoir très tôt que l’on attend un bébé permet de consulter son médecin sans tarder. Ce qui est une bonne façon d’aborder une grossesse débutante.
Les 3 premiers mois, la grossesse est encore fragile et le risque de fausse couche reste important.

Cela permet aussi d’éviter les imprudences et de prendre les précautions qui s’imposent comme par exemple ne plus absorber de médicaments sans avis médical, ‘fuir’ les malades contagieux, supprimer le tabac, l’alcool et ne pas faire de vaccins contre indiqués ainsi que des radiographies dans la région du ventre.


 

La première visite prénatale.

Pour avoir droit aux allocations ainsi qu’à une prise en charge à 100%, toute future maman doit passer 7 examens obligatoires au cours de sa grossesse.
Indispensables à une bonne surveillance médicale, ils sont tous intégralement remboursés.

Il est conseillé de voir son médecin dès le 2ème mois. La 1ere visite obligatoire doit avoir lieu avant la 14ème semaine de grossesse.
Cette visite doit être effectuée par un médecin :
- généraliste
- gynécologue
- gynécologue-obstétricien (celui qui fait les accouchements)
- une sage femme (le plus souvent)

Diagnostique et surveillance de la grossesse

Un questionnaire médical complet:

La 1ère consultation permet de confirmer la grossesse et vérifier qu’elle démarre correctement. La sage femme cherche aussi à en préciser le début et à calculer son terme probable.
La durée moyenne d’une grossesse est de 41 semaines d’aménorrhée.
C’est aussi l’occasion de faire un bilan approfondi de votre santé et de vous interroger sur vos antécédents.
Il ne faut pas omettre de signaler une fausse couche spontanée, une grossesse extra utérine, un avortement ou une maladie héréditaire (dans votre famille ou celle du papa).

Ne laissez rien au hasard, pensez à vos allergies, transfusion sanguine, traitement médical...

Un examen clinique approfondi:

Il comprend :
- l’auscultation du cœur et des poumons
- examen des jambes pour déceler d’éventuelles varices ou œdèmes des chevilles
- inspection des mamelons et palpation des seins pour s’assurer de l’absence de ‘boule’
- le contrôle de la tension artérielle. C’est un des paramètres les plus importants de la grossesse qui sera vérifié à chaque consultation.
Allongée et au repos la tension artérielle ne doit pas dépasser 13 pour le chiffre supérieur et 9 pour le chiffre inferieur. Lorsqu’on est enceinte, la tension est plus faible qu’à l’accoutumée.

Premier passage sur la balance:

Le poids fait partie de la surveillance de routine de la grossesse.
Les 1er mois il ne varie guère, les femmes souffrant de nausées et vomissement pouvant même perdre de 1 à 2 kg.
On estime que la prise de poids moyen lors d’une grossesse tourne autour de 9 à 12 Kg. Mais tout dépend de votre taille et de votre corpulence.
Si vous dépassez de beaucoup les limites acceptables, la sage femme vous le fera remarquer et vous conseillera peut être même la consultation chez un nutritionniste.
Le corps médical est vigilant au surpoids pendant la grossesse car il entraine des facteurs d’hypertension et d’albumine donc de complications éventuelles...et plus on prend de kilos moins il est facile de reprendre sa taille d’avant grossesse !!

L’examen gynécologique:

La sage femme procède à différents contrôles :
- au spéculum on vérifie l’état du vagin et du col de l’utérus. Si on découvre quelque chose, d’autres examens viendront en compléments.
- le toucher vaginal avec une palpation du bas ventre renseigne sur le volume de l’utérus et permet d’apprécier son développement par rapport au stade de grossesse
- une inspection minutieuse du col de l’utérus car s’il existe déjà des transformations du col (raccourci, ouvert) des précautions devront être prises pour limiter le risque d’accouchement prématuré.

Les différentes analyses:

C’est également lors de cette visite qu’on vous prescrira des analyses à faire en laboratoire pour diverses anomalies.

Dans les urines :
- infection urinaire, certaines peuvent passer inaperçues.
- la présence d’albumine, un taux élevé est signe d’hypertension. Dans ce cas, un contrôle des urines sur 24h sera prescrit, s’il n’y a qu’une trace d’albumine, une surveillance régulière suffira. En cas contraire (taux élevé) un bilan complet sera demandé.
- la présence de sucre, un taux élevé est signe de diabète, il faudra alors le surveiller pour éviter certaines complications.

Dans le sang :
-confirmation du groupe sanguin qui sera utile en cas de transfusion au moment de l’accouchement.
- du facteur Rhésus négatif ou positif
- déceler l’éventuelle présence d’agglutinines irrégulières.
Ces derniers mettent en évidence un risque d’incompatibilité sanguine entre vous et l’enfant qui s’accompagne d’une prise en charge particulière. (Voir ‘un problème familial’)
- immunité contre les maladies à risque, certaines maladies provoquent des fausses couches, des naissances prématurées ou des malformations chez le bébé. Elles doivent être dépistées avant le 3éme mois de grossesse.

Les dépistages sanguins obligatoires:

La rubéole :
Si vous possédez des anticorps contre la rubéole, comme la grande majorité des femmes, pas d’inquiétude. Au contraire, si vous n’êtes pas immunisée, la prudence s’impose.
Gravissime les 3 premier mois de grossesse elle provoque des malformations chez l’embryon et parfois une fausse couche.

Précautions à prendre :
Un contrôle sanguin mensuel est recommandé. Tenez vous à l’écart des éventuels porteurs du virus et restez vigilante. Un léger mal de gorge suivi d’une irruption de boutons plus ou moins visibles doivent vous alertez.

La toxoplasmose :
Transmise par un parasite que l’on retrouve le plus souvent dans la viande et les intestins des chats, la maladie est susceptible de provoquer chez le bébé des lésions du système nerveux ou des anomalies oculaires.
Comme la rubéole, on ne l’attrape qu’une fois, donc si votre taux d’anticorps est suffisant, vous ne courrez aucuns risques. Si non, un dépistage mensuel est nécessaire.

Les précautions à prendre :
-mangez de la viande bien cuite (le parasite ne résiste pas à la cuisson)
-lavez vous les mains avec soin surtout après avoir touché de la viande crue.
-ne pas jardiner les mains nues
-lavez soigneusement les fruits et légumes que vous consommez crus (la terre a pu être contaminée par les excréments d’un chat)
-attention aux coups de griffes de votre chat
-ne changer pas vous-même la litière de votre animal (ou alors avec des gants)

La syphilis :
Bien que devenue rare, le dépistage de cette maladie sexuellement transmissible reste importante et obligatoire.
Non traitée, cette maladie peut entrainer de multiples lésions au niveau du foie, du squelette, des muqueuses ou de la peau.

L’importance d’un dépistage précoce :
Le germe doit être détecté avant les 3 mois car il contamine le bébé vers 4 ou 5 mois. Le dépistage précoce permet donc un traitement à base de pénicilline qui est efficace et sans danger pour le bébé. Des examens de contrôle seront effectués régulièrement.

L’hépatite B :
Il existe plusieurs hépatites qui se manifestent souvent par une jaunisse et passent inaperçues. Or, si l’hépatite A, celle que l’on attrape par le biais des aliments, n’a aucunes répercutions sur la grossesse, l’hépatite B, celle qui est transmise par voie sanguine ou sexuelle, peut contaminer le bébé si elle a été contractée avant ou pendant la grossesse.

Protéger bébé dès la naissance :
La recherche des anticorps fait partie des examens obligatoires du 1er trimestre. Si bébé risque d’être contaminé on pourra ainsi le protéger grâce à l’injection de gammaglobulines et du vaccin contre l’hépatite B qui lui éviteront la maladie.

Les dépistages sanguins conseillés :

Le SIDA:
c’est la maladie sexuelle la plus transmissible et la plus grave. Son dépistage est fortement recommandé à toutes les femmes et en particulier à celles qui font partie des groupes à risque (toxicomane, homosexuelles, femmes à partenaires multiples ou qui ont eu des transfusions sanguines)

L’hépatite C:
le mode de contamination est le même que pour hépatite B. Son dépistage n’est pas obligatoire mais est de plus en plus pratiqué.

Le cytomégalovirus (CMV):
Fréquente et méconnue, l’infection se transmet au bébé avec risques de trouble de l’audition et séquelles sur le plan psychomoteur. Il est bon de savoir si vous êtes immunisée ou pas. Dans le 1er cas, même si la maman est en contact avec le virus, il ne se transmettra pas au bébé. Prudence au contraire si vous n’êtes pas immunisée, il faut éviter l’infection au cours de la grossesse.

Les précautions à prendre :
La meilleur reste la prévention !
Le virus se transmet par contact avec la salive et les urines. Il est fréquent chez les gens vivant en collectivité (les enfants entre autre) et il peut rester des mois dans leurs salive et urines. Si vous n’êtes pas immunisée et en contact avec un tout petit ou si vous travaillez en crèche respectez certaine règles :
- n’utiliser pas la même vaisselle que les enfants
- ne goutez pas les biberons, ne sucez pas les tétines et cuillères
- ayez vos propres affaires de toilette
- n’embrassez pas l’enfant sur la bouche
- lavez vous soigneusement les mains après chaque change bébé.

 

En voiture !!! 

Utilisation correcte de la ceinture de sécurité chez la femme enceinte :

 


- placer la sangle diagonale entre les seins, en la faisant reposer sur la clavicule ou le moignon de l’épaule, mais pas au niveau du cou.

- placer la sangle ventrale à plat sur le haut des cuisses et sur les ailes iliaques, sous le ventre, mais pas en appui sur la partie inférieure de l'abdomen.

- porter la ceinture serrée aussi près du corps que possible.

 


 

 

Une première échographie.

Technique récente (1975) l’échographie est devenue un examen clé de la grossesse car elle permet de suivre l’évolution morphologique de l’embryon puis du fœtus.

Comment ça marche ?

Emis par une sonde, des ultrasons qui se comportent différemment selon les tissus qu’ils traversent, reviennent vers la source d’émission et vibres dès qu’ils rencontrent un obstacle. Ces vibrations sont transformées en images visibles sur un écran. Au fil des années les appareils sont devenus de plus en plus précis et les images aussi.

A quoi sert-elle ?

Pratiquée entre 12 et 14 semaine d’aménorrhée, la 1er écho a plusieurs objectifs :
- dater la grossesse le plus précisément possible pour assurer un meilleur suivi et évaluer le terme
- découvrir une grossesse gémellaire
- dépister une éventuelle anomalie car à ce stade le fœtus apparaît en entier sur l’écran ce qui permet d’évaluer ses membres et de vérifier les proportion de sa tête.
- de vérifier sa vitalité

Au cours de cette écho on mesure souvent l’épaisseur de la nuque fœtale à la recherche d’une ‘clarté nucale’ indice d’un risque de trisomie 21. Si tel est le cas, dosage sanguin et éventuellement amniocentèse aideront à faire le point.

Comment ça se passe ?

La préparation:

On vous demandera parfois encore de boire 1L d’eau avant l’examen afin de mieux visualiser l’utérus. Mais cette contrainte disparaît de plus en plus.
Il existe l’échographie endovaginale. C’est une petite sonde que l’on introduit dans le vagin et qui est placée en contact de l’utérus et qui donne des images de bonnes qualités.

Déroulement:

Une échographie dure entre 30 et 45 mn. Vous êtes allongée juste à côté de l’appareil, le ventre badigeonné de gel ce qui assure un meilleur contact de la sonde.
Ne soyez pas surprise de ne pas tout bien voir, les explications de l’échographiste sont d’un grand secours !!

Des interprétations délicates:

Cet examen fourni des images à interpréter mais ne dit jamais tout. L’échographiste-obstétrical a eu une formation particulière pour y parvenir.
En outre, une anomalie décelée ne peut être qu’une fausse alerte. Une telle découverte exige un nouveau contrôle quelques jours plus tard de préférence dans un centre spécialisé. Le second examen est en général plus rassurant.


Des grossesses sous haute surveillance.

Une future maman diabétique:

Aujourd’hui souffrir de diabète insulino-dépendant n’empêche plus une femme de devenir mère. Toutefois, comme le diabète risque de provoquer des complications tant du côté de la mère que de l’enfant, une prise en charge est nécessaire.

Avant la conception :

Deux ou trois mois avant la grossesse la femme devrait faire un bilan de son diabète.
Si le spécialiste estime le bilan correct, il autorisera la grossesse avec le but de parvenir à un équilibre de glycémie proche de la normale au moment de la conception et durant les trois 1er mois de grossesse grâce à un traitement à l’insuline et un régime alimentaire adapté.

Au début et tout au long de la grossesse :

Des contrôles réguliers à effectuer :

Il est possible de surveiller soi-même son sucre avec des tests à faire à la maison. En cas de doutes, il faudra rechercher le taux de glycémie dans le sang. Mais les diabétique connaissent bien ce genre de contraintes...

Les précautions à prendre :

Il faudra suivre un régime strict et plus qu’une autre se reposer beaucoup !
Aux rendez vous chez le gynécologue s’ajouteront ceux chez le diabétologue.

Bon à savoir

Il existe un autre type de diabète : le diabète gestationnel.
Bien particulier il résulte des effets des hormones de la grossesse et disparait après l’accouchement.
S’il réclame, lui aussi, une surveillance spécifique, il apparait en général au 6éme mois.
(Voir ‘incidents de parcours’)

Une future maman hypertendue :

Quelle existe avant la grossesse ou qu’on la découvre durant les 1er mois, l’hypertension de la femme enceinte réclame une bonne surveillance.

Les signes d’alertes:

Bourdonnement d’oreilles, maux de tête, troubles visuels, œdèmes sous les yeux... nécessitent une consultation d’urgence !
Le médecin prend la tension aux deux bras en position allongée ou assise. La tension normale varie selon les périodes de grossesse.
Les 6 premiers mois, elle se situe aux alentours de 10/6 pour atteindre 12/8 le dernier mois.
On parle d’hypertension artérielle (HTA) lorsque le chiffre supérieur dépasse 13 et l’inférieur est égal ou supérieur à 9.
Dans ce cas, la maman devra se soumettre à un suivi régulier pour éviter les complications.

Les conséquences :

Du côté de bébé :

L’hypertension limite la circulation sanguine et les apports nutritifs se font moins bien. Le développement des organes peut en être affecté et entraine un retard de croissance. De plus le manque d’oxygène provoque un ralentissement des mouvements du fœtus et risque même de mettre la vie du bébé en jeu.

Du côté de maman :

Les complications peuvent être rénales, oculaires ou cardiaques.

Au début et tout au long de la grossesse :

Des contrôles réguliers :

- Soit la maman se fait prendre la tension tous les 15jours
- soit elle le fait elle-même à l’aide d’un tensiomètre et elle consulte à la moindre alerte.

Les précautions à prendre :

Il suffit d’avoir des mesures simple d’hygiène de vie. Il faut se reposer souvent, la relaxation est recommandée.
Côté alimentation, il faudra limiter le sel, le sucre et les graisses.

Un traitement médicamenteux adapté :

L’aspirine a montré son efficacité à faible dose dans la prévention de complication de l’hypertension. Mais pas d’automédication pour autant !

Bébé sous surveillance :

Elle se fait directement par l’enregistrement du cœur fœtal ou par l’intermédiaire de contrôles réalisés sur les urines de sa maman (dosage de l’acide urique et analyse de certaines hormones).

Bon à savoir

Il existe une forme d’hypertension liée directement à la grossesse : ‘l’hypertension artérielle gravidique’. Elle apparait au dernier trimestre de la grossesse et fait l’objet d’un traitement.
(Voir ‘3e trimestre’)

Un problème familial : l’incompatibilité rhésus

Il existe quatre groupes sanguins principaux : A, B, AB et O. S’y ajoute des sous groupes dont le plus connu et le facteur rhésus.
Il s’agit d’un signe de reconnaissance particulier et supplémentaire des globules rouges.
Environ 85% des personnes ont un facteur rhésus positif (Rh+) et 15% un rhésus négatif (Rh-).
Lorsque les deux parents ont le même, aucun problème tout comme si la mère est de rhésus positif et le père de rhésus négatif.
Tout se complique lorsque la mère n’est pas de rhésus positif mais le père oui...
Deux possibilités :
- le bébé a le même de rhésus que la mère : tout va bien !
- le bébé a le même de rhésus que son père (Rh+) et là, tout se complique.

Que se passe-t-il ?

Il peut arriver exceptionnellement, qu'au cours de la grossesse, quelques globules rouges du bébé traversent la barrière du placenta et passent dans le sang maternel.
L’organisme maternel (Rh-) détecte alors les globules étrangers (Rh+) et pour se défendre des intrus il fabrique des anticorps appelés agglutinines irrégulières.
Ces dernières peuvent, à leur tour, traverser le placenta et détruire les globules rouges du bébé.

Quelles conséquences pour le bébé ?

Ce phénomène entraine une anémie sévère du bébé et parfois même un décès in utero.
A la naissance ‘les déchets’ provenant de la destruction des globules rouges provoquent une jaunisse d’un type particulier ‘l’ictère grave néonatal’ qui présente un réel danger pour le système nerveux du bébé.
En général, toutefois, le risque survient à la 2ème ou 3ème grossesse car à la toute 1ere le taux d’agglutinines irrégulières reste faible.

Le suivi médical

Des contrôles mensuels

Pour prévenir tout accident chez une femme Rh- dont le compagnon est Rh+, on recherche systématiquement, tous les mois, d’éventuelles agglutinines irrégulières. Lorsqu’elles dépassent un certain taux, une amniocentèse permet d’apprécier l’anémie du bébé.

Dans certains cas, la transfusion in utero

Lorsque le nombre de globules rouges est insuffisant, on peut pratiquer une transfusion sanguine au bébé dans l’utérus de la mère, on parle d’exsanguino-transfusion.
L’opération reste délicate et doit être faite dans un centre spécialisé. Elle consiste à renouveler en totalité le sang du bébé en le remplaçant par du sang de même groupe mais de rhésus négatif.

En prévention

Depuis quelques années, après l’accouchement, on injecte à toutes femmes de Rh- dont l’enfant est Rh+, un sérum ‘anti D’ qui détruit les globules rouges Rh+ restés dans son sang. Ce procédé évite de fabriquer des agglutinines irrégulières.
Pour éviter tout risque, ce procédé doit être fait, également, suite à une fausse couche, une IVG, une grossesse extra utérine...bref, dans toutes les situations où il y a saignement car il peut y avoir effraction de la barrière placentaire et passage de globules rouges chez la mère.


Mère à 40 ans

Les grossesses tardives ont en général mauvaise presse. La future maman se fatigue plus vite et risque de souffrir de complications plus qu’une autre.

Les complications possibles

- les troubles veineux sont plus fréquents à cet âge, de même que le diabète et l’hypertension artérielle.
- le nombre de fausses couches au 1er trimestre est plus élevé après 40 ans (30% des grossesses ne dépassent pas le 2ème mois)
- l’accouchement prématuré, dont le taux passe de 6% à 16%.

Un bilan positif au final

- les grossesses de la quarantaine sont étroitement surveillées
- fortement désirées, elles sont vécues avec beaucoup d’attention. Les femmes se surveillent, se ménagent.
- la majorité d’entre elles se déroulent le plus souvent pour le mieux.

 


Les incidents de parcours

La grossesse extra utérine

Que se passe-t-il ?

Au lieu de s’implanter dans l’utérus, l’œuf s’arrête en chemin dans la trompe et s’y développe. Ce tissu n’est pas prévu pour l’accueillir et ne peut se dilater comme le demande une grossesse.
La trompe risque donc de se fissurer, provoquant une hémorragie interne.

Les signes d’alerte

Il faut consulter en cas de fortes douleurs au bas ventre survenant après un retard de règles ou dans les 1ères semaines de grossesse.
Autres symptômes : des pertes de sang rouge foncé. Il est possible toutefois que la grossesse se déroule ‘correctement’ et c’est un utérus anormalement développé qui alertera le professionnel.
Il est important de diagnostiquer la GEU le plus rapidement possible afin d’éviter la rupture de la trompe avec une hémorragie interne importante.

Quels examens ?

- après l’examen gynécologique, le professionnel pourra demander une échographie.
Une cœlioscopie permet de confirmer le GEU.
Sous anesthésie générale, le chirurgien introduit un tube optique au niveau du nombril. Le ventre est gonflé d’un gaz carbonique et les organes génitaux sont ainsi visibles.

Quels traitements ?

- l’intervention chirurgicale : on la pratique en urgence dès que le diagnostique est tombé. Selon les cas, la trompe est conservée ou enlevée.
- une autre technique : à l’aide d’une sonde vaginale et sous contrôle échographique, on injecte directement dans la trompe un médicament qui désagrègera l’œuf. Cette intervention n’exige ni anesthésie ni hospitalisation.

Quelles conséquences ?

Dans aucun cas, l’ablation d’une trompe est synonyme de stérilité, l’autre prenant le relais.
Il est d’ailleurs possible d’envisager une nouvelle grossesse quelques mois plus tard. Il faudra juste être vigilante est s’assurer du bon déroulement dès le début.

La fausse couche

Expérience particulièrement douloureuse pour la future maman, la FC est malheureusement un accident fréquent de la grossesse. Elle survient le plus souvent dans les 1ere semaines.

Que s’est-il passé ?

Il existe plusieurs explications possibles :
- l’œuf de mauvaise qualité était porteur d’anomalies chromosomiques. Comme il ne pouvait se développer correctement, la nature l’a éliminé.
- il s’agissait peut être d’un ‘œuf clair’, soit d’un œuf non fécondé (ou dont la croissance s’est arrêtée tellement tôt qu’on n' y voit pas l’embryon) et dont seul le placenta s’est développé.
- les autres causes, malformation de l’utérus, béance du col ou un déséquilibre hormonal.
Par ailleurs, les chocs affectifs, le surmenage sont eux aussi susceptibles de favoriser une FC.

Les signes d’alerte

Des douleurs dans le bas ventre, des saignements doivent inciter à consulter. Une échographie permettra de faire le diagnostic.

Quels traitements ?

- en cas de FC spontanée, il faut attendre que l’œuf soit évacué. Une visite de contrôle sera nécessaire 8 jours plus tard.
- si l’œuf ne s’évacue pas seul ou pas complètement, il peut être donné des gélules par voie orale ou dans l’utérus pour aider à évacuer.
- un curetage sous anesthésie peut être envisagé.

Quelles conséquences ?

Normalement la FC spontanée est un accident qui n’a pas de raison de se reproduire. Selon le praticien qui vous suit, vous pourrez choisir de recommencer les essais de suite ou d’attendre deux cycles.
En cas de FC à répétition, dès la 3éme, une consultation spécialisée est indispensable afin d’en déterminer la cause et de la traiter.

 


Du 4ème au 6ème mois


Des examens plus pointus

Fini les petits ennuis et les angoisses des 3 premier mois. Place à la sérénité.
Epanouie, la future maman s’arrondit joliment et en douceur.
Ne négligez pas l’hygiène de vie et le suivi médical qui reste indispensable pour s’assurer que la grossesse se passe pour le mieux.

Les visites prénatales

Le questionnaire médical

L’entretien commencera par un bilan de santé comme à la précédente visite.
Pour vous ce sera l’occasion d’aborder tous les sujets qui vous préoccupent. Notez toutes les questions qui vous viennent à l’esprit afin de ne rien oublier lors de la visite.

L’examen gynécologique

Sert à contrôler :
- le col de l’utérus qui doit rester bien fermé et conservé une longueur normale.
- la taille de l’utérus et son bon développement par rapport au stade de grossesse.
- les bruits du cœur du fœtus afin de vérifier que le bébé se porte bien et que tout se déroule normalement.

L’examen général

La surveillance du poids

A ce stade, la maman doit prendre environ 1 kg par mois. Une prise de poids importante ou brutale mérite une surveillance particulière.
Dans certain cas, cela est signe d’hypertension...

Les contrôles systématiques

Comme au 1er trimestre, on vous prendra la tension artérielle à chaque visite et on recherchera le sucre dans les urines. On peut ainsi vous prescrire un traitement avant que ne surviennent les éventuelles complications.

Au 6ème mois, une analyse de sang complémentaire

La numération de la formule sanguine

On vérifie le nombre de globules blancs, de globules rouges et de plaquettes. Une manière de faire le point et de détecter, par exemple, une anémie de la maman (manque de fer) ou une infection passée inaperçue...

Le dépistage de l’hépatite B

Si le dépistage n’a pas été fait au 1er trimestre (voir ‘dépistages sanguins obligatoires’) ce contrôle permettra en cas de risque de contamination du bébé, de le protéger dès sa naissance.

 



Un dépistage proposé à toutes

Désormais, un dosage fait à partir du sang maternel peut permettre de savoir si le bébé a un risque de trisomie 21 ou maladie neurologique*.
On parle de ‘marqueurs sériques maternels’.

*trisomie 21 ou maladie neurologique

Le dosage de la bêta-hCG

L’élévation anormale de la bêta gonadotrophine chorionique dans le sang maternel indique qu’il existe un risque de trisomie suffisamment important pour envisager une amniocentèse.
Mais, il ne faut pas dramatiser, ce résultat indique seulement que la maman est dans une population à risque comme la plupart des femmes de 38 ans et plus.

Le dosage d’alpha-fœto-protéine

Cette hormone est fabriquée par le fœtus. Un taux anormal peut faire soupçonner une affection neurologique. Mais comme pour la trisomie, elle établit un risque et non un diagnostique.

A la 15ème semaine d’aménorrhée

Un accord écrit de la future maman est nécessaire pour effectuer tous ces dosages qui sont simplement proposés.
En cas de doute, beaucoup de spécialiste attendent la 22ème semaine pour une éventuelle confirmation et proposent alors une amniocentèse.


 

L’échographie du 4ème mois

C’est la 2ème échographie dite ‘morphologique’. Elle se pratique vers la 22ème semaine d’aménorrhée.

Détecter d’éventuelles malformations

Elle donne une image plus restreinte mais plus détaillée que la précédente. On y évalue la croissance de bébé, examine soigneusement les organes principaux : cœur, reins, tube digestif, la colonne vertébrale, le cerveau et on vérifie l’emplacement du placenta.
La détection d’éventuelles anomalies a une grande importance car connues à l’avance, certaines peuvent être prises en charge et traitées dès la naissance.
A ce stade on distingue même les malformations de petites tailles tel qu’une fente labiopalatine* par exemple.

*fente labiopalatine

Découvrir le sexe de bébé

Si vous le souhaitez, vous allez enfin pouvoir savoir si vous attendez une petite fille ou un petit garçon... Sauf si la position de bébé l’empêche !


 

D’autres investigations

L’amniocentèse

Cet examen se pratique entre les 15ème et 17ème semaines d’aménorrhée. Cela consiste à ponctionner à travers la paroi abdominale de la maman un peu de liquide amniotique.
Dans ce liquide se trouvent des cellules fœtales desquamées qui seront mises en culture en laboratoire. Il faudra patienter de 3 à 4 semaines pour avoir les résultats.

Comment ça se passe ?

Le prélèvement se fait à l’aide d’une aiguille sous contrôle échographique. Cela dure de 1 à 2 minutes et est plus impressionnant que douloureux. Mais pas sans risque.
Pas besoin d’hospitalisation, la maman arrive le matin et repart une heure après.

Dans quel but ?

Etudier les cellules fœtales:
- pour établir un caryotype du bébé (sa carte d’identité génétique) qui permet de dépister les anomalies génétiques.
- pour détecter les maladies génétiques héréditaires.

Qui concerne t’elle ?

L’amniocentèse coute cher et surtout n’est pas anodine, il y a des risque de FC.

C'est donc réservé aux femmes :
- de 38 ans et plus car les anomalies chromosomique augmentent avec l’âge
- celles qui ont déjà eu un enfant porteur d’anomalies chromosomiques
- les couples dont l’un des deux présente une anomalie chromosomique
- celles dont l’échographie ou les taux de bêta gonadotrophine chorionique font suspecter une éventuelle malformation.

Bon à savoir

Elle est remboursée par la sécurité sociale aux femmes de 38 ans et lorsque les paramètres médicaux l’exigent.


 

Les signes qui doivent vous alerter

Des contractions fréquentes

Les contractions durant la grossesse sont tout à fait normales du moins lorsqu’elles restent indolores et rares. Elles apparaissent en général vers le 5ème mois.
Elles surviennent, le plus souvent, le soir après la fatigue de la journée, un stress, un changement de position...
L’utérus se contracte brusquement et se relâche après quelques seconde, le tout sans douleur.
C’est juste une préparation pour le grand jour !

Quand s’inquiéter ?

Lorsqu’elles deviennent fréquentes et douloureuses. Il est impératif alors de consulter afin de vérifier que le col de l’utérus reste bien fermé. Dans tous les cas, la prudence s’impose !

Que faire ?

Reposez-vous davantage. Il faut éviter que ce phénomène normal devienne pathologique.
Vous devez être surveillée de près si elles s’accompagnent de douleurs telles celles des règles ou coliques ou encore bouffées de chaleur ou accélération du pouls.

Les risques

Si les contractions gagnent en intensité, elles peuvent provoquer l’ouverture du col et une fausse couche.

Des saignements

Parfois liées à une irritation du col de l’utérus, les pertes de sang du second trimestre ont le plus souvent pour origine un placenta bas inséré. Au lieu d’être dans le fond de l’utérus, il est dans la partie inférieure.
Même si le phénomène est normal au début de grossesse (il remontera au cours des mois) cette localisation favorise les saignements.
Sous l’effet des contractions, il a tendance à se décoller plus facilement.

Que faire ?

Un traitement pour éviter les contractions associé à un repos forcé, plus parfois des hormones, et dans la grande majorité des cas tout rentre dans l’ordre !

Un écoulement anormal

Sous l’effet de l’activité des hormones, les pertes blanches sont plus importantes lorsqu’on est enceinte.

Quand s’inquiéter ?

Lorsqu’elles s’accompagnent de brûlures, de démangeaisons, ou deviennent épaisses...
dans ce cas, il s’agit sans doute d’une infection due à un microbe ou un parasite.

Que faire ?

Consulter ! Un seul examen de laboratoire permettra de déterminer le germe et de prescrire le traitement adapté.
Un prélèvement de contrôle sera effectué à la fin du traitement afin de s’assurer de la disparition totale du germe. Votre partenaire sera traité lui aussi même s’il n’a aucun symptômes.

Les risques

Il faut traiter rapidement toutes infections, même bénignes, pour éviter toutes complications telles qu’une fausse couche, naissance prématurée ou contamination du bébé à la naissance.


 

Les incidents de parcours

Une hypertension qui résiste

Toute élévation de la tension artérielle doit être traitée. Il arrive pourtant qu’elle persiste et qu’elle se complique avec des œdèmes des jambes, du visage et de l’albumine dans les urines. Si ces signes surviennent entre deux consultations, il faut consulter sans tarder car cela peut provoquer un décollement du placenta ou une crise d’éclampsie (comme une crise d’épilepsie) qui met la vie du bébé et de sa mère en danger.

Quel traitement ?

Une hospitalisation de quelques jours est nécessaire. Pris à temps, ce phénomène se maitrise parfaitement. La maman une fois rentrée chez elle aura juste à surveiller ses urines grâce à des bandes test que l’on trouve en pharmacie.

L’apparition d’un diabète

Il est arrivé que le tau de sucre soit normal en début de grossesse et qu’il s’élève soudain sans crier gare. Il s’agit d’un ‘diabète gestationnel’ qui surviens vers la 26ème semaine d’aménorrhée et disparaît après accouchement.

Quel traitement ?

Une courte hospitalisation permet de faire un bilan du taux de glycémie et de mettre en route un traitement pour équilibrer le diabète.
Un régime est prescrit : sans sucre, confitures, gâteaux...et une répartition des glucides complexes : pâtes, pommes de terre, pain...
En complément une activité physique est recommandée, telle la marche.


 

Du 7ème au 9ème mois

 

Les ultimes contrôles

Un peu de patience encore, des examens et une dernière échographie sont au programme...et bientôt bébé sera là !

On recherchera la présence du Streptocoque B. Il s’agit d’une bactérie. On la trouve habituellement dans le tube digestif, mais on peut également la trouver au niveau de la flore vaginale.

Quels examens ?

Les femmes porteuses du streptocoque B ne s’en rendent pas compte. Le seul moyen de dépister la présence de cette bactérie est de faire un prélèvement. Il est réalisé à l’aide d’un écouvillon que l’on introduit dans le vagin.
Ce dépistage doit être effectué en fin de grossesse et au plus tard le jour de votre entrée en maternité.
Mais, dans ce dernier cas, il s’agit d’une recherche par test rapide (20 minutes) et donc, moins précise qu’une culture classique qui prend 48 heures.

Quels risques?

Votre bébé peut également devenir porteur du streptocoque B et développer des infections.
L’infection la plus importante étant la méningite. Le moment où votre bébé risque le plus d’être contaminé est la période du travail et celle de l’accouchement. Afin de diminuer ce risque, vous recevrez des antibiotiques en intraveineuse pendant votre travail et ce, jusqu’à la fin de l’accouchement.

Quels traitements ?

Comme pour la maman, le seul moyen de savoir si votre bébé est porteur du streptocoque B est de réaliser des prélèvements (au niveau de l’oreille et du liquide gastrique) à sa naissance. Une prise de sang est réalisée sur votre bébé dans les 24 heures qui suivent sa naissance.
S’il est porteur, on lui fera plusieurs prises de sang afin de mesurer sa CRP (c’est ce qui permet de voir l’importance de l’infection) et il sera traité en fonction. Si le CRP est élevé, il sera traité par antibiotiques. Afin de mieux observer votre enfant, il sera pris en charge par le Centre Néonatal mais, rassurez-vous, vous viendrez le voir aussi souvent que vous le souhaitez.

Les dernières visites obligatoires

Préparer l’accouchement

Pendant les visites :
- on mesure la hauteur utérine et on palpe l’abdomen pour estimer la taille et le poids du bébé
- on écoute son cœur
- on vérifie le col de l’utérus et sa dilatation.
- on évalue le risque d’accouchement prématuré en fonction du nombre de contractions et leur intensité.

Juste avant le jour J

En plus des habituels contrôles, au dernier rendez-vous on :
- appréciera la largeur de votre bassin
- la position de bébé (tête en bas ou en siège)
- discutions sur le déroulement (voie base, césarienne)
- un rappel des symptômes annonciateurs d’accouchement

La dernière échographie

Vous serez à 32 semaines d’aménorrhée environ. Cet examen sert à :
- vérifier que tout se présente bien pour l’accouchement
- contrôler la position de bébé
- estimer la quantité de liquide amniotique
- l’épaisseur du placenta
- s’assurer que bébé s’entraine à bien respirer !


 

Difficultés avant l’accouchement

Bébé tête en haut

Bébé est sensé se retourner vers le 7ème mois mais il y a des retardataires ! S’il n’est pas retourné au 8ème mois, on peut l’y aider avec une ‘version par manœuvre externe’.
Elle se fait sous échographie tout en contrôlant le rythme cardiaque de l’enfant.

Explications

Le suivi médical

La manœuvre consiste à pousser les fesses du bébé se présentant au niveau du bassin maternel de manière à aligner sa tête vers le bas avant le début de l'accouchement. Son but est de diminuer les risques de l'accouchement par les fesses (accouchement ‘par le siège’). Lorsque la femme est entrée en travail, seule ‘la version par manœuvre externe’ est possible.

Un bassin trop étroit

Si le bébé se présente en siège, il faut s’assurer que le bassin maternel sera assez large pour permettre le passage.
Une radiopelvimétrie fournira ces renseignements.

Une menace d’accouchement prématuré

C’est un enfant qui nait avant la 37ème semaine d’aménorrhée. Cela expose l’enfant à des complications respiratoires et son système immunitaire n’étant pas encore achevé, il sera plus sensible aux infections.

Les signes d’alerte

Ce sont les contractions principalement. Les causes sont multiples :
- infections passées inaperçues
- long voyage en voiture
- pénibilité du travail...


le suivi médical

Il faut se rendre immédiatement à la maternité, on vous fera un enregistrement par monitoring de vos contractions, on vérifiera l’état du col et on fera une analyse d’urine.

Si les contractions sont maitrisées, vous pouvez rentrer chez vous avec un traitement à suivre et une surveillance à domicile par une sage femme.
Si non, vous serez hospitalisée pour bénéficier d’une surveillance de tous les instants. On vous administrera par perfusion de l’antispasmodique destiné à bloquer les contractions.

La poche des eaux se rompt trop tôt

Normalement, la poche des eaux (là où se tient bébé, bien au chaud et à l’abri des microbes) se rompt en tout début de travail lorsque le col de l’utérus se dilate.
Il arrive pourtant qu’elle se fissure bien avant et bien trop tôt.

Les signes d’alerte

Vous constatez soudain un écoulement anormal d’un liquide clair, chaud qui n’est pas lié à de l’incontinence ni à des pertes vaginales.

Le suivi médical

Consultez et repos le plus complet ! Si l’écoulement n’est pas très important, votre bébé pourra continuer sans problèmes à se développer car le liquide amniotique se renouvelle sans cesse.
Pour éviter les risques d’infection, un traitement antibiotique vous sera prescrit et des corticoïdes pour faire mâturer les poumons.

Bébé tarde à venir

Une grossesse dure 41 semaines d’aménorrhée. A ce terme, bébé est près à venir au monde !
Il arrive toutefois que certaines femmes dépassent ce terme.

Les risques

De la date présumée d’accouchement à l’accouchement lui-même vous serez surveillée tous les deux jours afin de s’assurer que tout va bien pour vous et pour bébé.
Le dépassement de terme à 42 semaines d’aménorrhée nuit au bébé car le placenta vieillit et assure moins bien les échanges. Le risque majeur, un amaigrissement du bébé qui puise dans ses propres réserves pour le bon fonctionnement de son organisme.

Le suivi médical

On surveille donc les bruits du cœur et si le terme avance de beaucoup, il est possible de faire une amnioscopie pour surveiller l’état du liquide amniotique :
- s’il est clair et transparent, tout va bien
- s’il est teinté, c’est que bébé a rejeté ses 1ères selles de méconium ce qui témoigne des mauvais échanges mère / enfant.
S’il y a souffrance fœtal ou trop long dépassement de terme (plus d’une semaine) on peut provoquer l’accouchement.


 

Quand déclencher l’accouchement ?

Devancer la nature n’est pas anodin. Cette décision se prend le plus souvent pour des raisons précises et dans des conditions optimales.

Pour raisons médicales

Principalement :
- un diabète mal équilibré
- une hypertension mal contrôlée
Les deux pouvant entrainer des complications pour bébé.

- arrêt de la croissance de bébé
- un col très ouvert qui favorise les infections et/ou la rupture de la poche des eaux alors qu’il n’y a pas travail.

Comment ça se passe ?

- aider le col à ‘murir' à l’aide d’un gel à base d’hormones (prostaglandine)
- lorsque le col est ‘prêt’, on rompt la poche ce qui déclenche parfois la survenue de contractions
- sinon, on injecte sous forme de perfusion une hormone (l’ocytocine) qui provoque les contractions.
On augment les doses doucement pour qu'elles deviennent régulières et efficaces.
Un accouchement déclenché est en général sous péridurale.

 
Feminin

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