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La grossesse pas à pas côté maman
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Index de l'article
La grossesse pas à pas côté maman
Du 1er au 3éme mois.
La première visite prénatale.
Une première échographie
Des grossesses sous haute surveillance
Les incidents de parcours
Du 4ème au 6ème mois
Un dépistage proposé à toutes
L’échographie du 4ème mois
D’autres investigations
Les signes qui doivent vous alerter
Les incidents de parcours
Du 7ème au 9ème mois
Difficultés avant l’accouchement
Quand déclencher l’accouchement
Toutes les pages

Des grossesses sous haute surveillance.

Une future maman diabétique:

Aujourd’hui souffrir de diabète insulino-dépendant n’empêche plus une femme de devenir mère. Toutefois, comme le diabète risque de provoquer des complications tant du côté de la mère que de l’enfant, une prise en charge est nécessaire.

Avant la conception :

Deux ou trois mois avant la grossesse la femme devrait faire un bilan de son diabète.
Si le spécialiste estime le bilan correct, il autorisera la grossesse avec le but de parvenir à un équilibre de glycémie proche de la normale au moment de la conception et durant les trois 1er mois de grossesse grâce à un traitement à l’insuline et un régime alimentaire adapté.

Au début et tout au long de la grossesse :

Des contrôles réguliers à effectuer :

Il est possible de surveiller soi-même son sucre avec des tests à faire à la maison. En cas de doutes, il faudra rechercher le taux de glycémie dans le sang. Mais les diabétique connaissent bien ce genre de contraintes...

Les précautions à prendre :

Il faudra suivre un régime strict et plus qu’une autre se reposer beaucoup !
Aux rendez vous chez le gynécologue s’ajouteront ceux chez le diabétologue.

Bon à savoir

Il existe un autre type de diabète : le diabète gestationnel.
Bien particulier il résulte des effets des hormones de la grossesse et disparait après l’accouchement.
S’il réclame, lui aussi, une surveillance spécifique, il apparait en général au 6éme mois.
(Voir ‘incidents de parcours’)

Une future maman hypertendue :

Quelle existe avant la grossesse ou qu’on la découvre durant les 1er mois, l’hypertension de la femme enceinte réclame une bonne surveillance.

Les signes d’alertes:

Bourdonnement d’oreilles, maux de tête, troubles visuels, œdèmes sous les yeux... nécessitent une consultation d’urgence !
Le médecin prend la tension aux deux bras en position allongée ou assise. La tension normale varie selon les périodes de grossesse.
Les 6 premiers mois, elle se situe aux alentours de 10/6 pour atteindre 12/8 le dernier mois.
On parle d’hypertension artérielle (HTA) lorsque le chiffre supérieur dépasse 13 et l’inférieur est égal ou supérieur à 9.
Dans ce cas, la maman devra se soumettre à un suivi régulier pour éviter les complications.

Les conséquences :

Du côté de bébé :

L’hypertension limite la circulation sanguine et les apports nutritifs se font moins bien. Le développement des organes peut en être affecté et entraine un retard de croissance. De plus le manque d’oxygène provoque un ralentissement des mouvements du fœtus et risque même de mettre la vie du bébé en jeu.

Du côté de maman :

Les complications peuvent être rénales, oculaires ou cardiaques.

Au début et tout au long de la grossesse :

Des contrôles réguliers :

- Soit la maman se fait prendre la tension tous les 15jours
- soit elle le fait elle-même à l’aide d’un tensiomètre et elle consulte à la moindre alerte.

Les précautions à prendre :

Il suffit d’avoir des mesures simple d’hygiène de vie. Il faut se reposer souvent, la relaxation est recommandée.
Côté alimentation, il faudra limiter le sel, le sucre et les graisses.

Un traitement médicamenteux adapté :

L’aspirine a montré son efficacité à faible dose dans la prévention de complication de l’hypertension. Mais pas d’automédication pour autant !

Bébé sous surveillance :

Elle se fait directement par l’enregistrement du cœur fœtal ou par l’intermédiaire de contrôles réalisés sur les urines de sa maman (dosage de l’acide urique et analyse de certaines hormones).

Bon à savoir

Il existe une forme d’hypertension liée directement à la grossesse : ‘l’hypertension artérielle gravidique’. Elle apparait au dernier trimestre de la grossesse et fait l’objet d’un traitement.
(Voir ‘3e trimestre’)

Un problème familial : l’incompatibilité rhésus

Il existe quatre groupes sanguins principaux : A, B, AB et O. S’y ajoute des sous groupes dont le plus connu et le facteur rhésus.
Il s’agit d’un signe de reconnaissance particulier et supplémentaire des globules rouges.
Environ 85% des personnes ont un facteur rhésus positif (Rh+) et 15% un rhésus négatif (Rh-).
Lorsque les deux parents ont le même, aucun problème tout comme si la mère est de rhésus positif et le père de rhésus négatif.
Tout se complique lorsque la mère n’est pas de rhésus positif mais le père oui...
Deux possibilités :
- le bébé a le même de rhésus que la mère : tout va bien !
- le bébé a le même de rhésus que son père (Rh+) et là, tout se complique.

Que se passe-t-il ?

Il peut arriver exceptionnellement, qu'au cours de la grossesse, quelques globules rouges du bébé traversent la barrière du placenta et passent dans le sang maternel.
L’organisme maternel (Rh-) détecte alors les globules étrangers (Rh+) et pour se défendre des intrus il fabrique des anticorps appelés agglutinines irrégulières.
Ces dernières peuvent, à leur tour, traverser le placenta et détruire les globules rouges du bébé.

Quelles conséquences pour le bébé ?

Ce phénomène entraine une anémie sévère du bébé et parfois même un décès in utero.
A la naissance ‘les déchets’ provenant de la destruction des globules rouges provoquent une jaunisse d’un type particulier ‘l’ictère grave néonatal’ qui présente un réel danger pour le système nerveux du bébé.
En général, toutefois, le risque survient à la 2ème ou 3ème grossesse car à la toute 1ere le taux d’agglutinines irrégulières reste faible.

Le suivi médical

Des contrôles mensuels

Pour prévenir tout accident chez une femme Rh- dont le compagnon est Rh+, on recherche systématiquement, tous les mois, d’éventuelles agglutinines irrégulières. Lorsqu’elles dépassent un certain taux, une amniocentèse permet d’apprécier l’anémie du bébé.

Dans certains cas, la transfusion in utero

Lorsque le nombre de globules rouges est insuffisant, on peut pratiquer une transfusion sanguine au bébé dans l’utérus de la mère, on parle d’exsanguino-transfusion.
L’opération reste délicate et doit être faite dans un centre spécialisé. Elle consiste à renouveler en totalité le sang du bébé en le remplaçant par du sang de même groupe mais de rhésus négatif.

En prévention

Depuis quelques années, après l’accouchement, on injecte à toutes femmes de Rh- dont l’enfant est Rh+, un sérum ‘anti D’ qui détruit les globules rouges Rh+ restés dans son sang. Ce procédé évite de fabriquer des agglutinines irrégulières.
Pour éviter tout risque, ce procédé doit être fait, également, suite à une fausse couche, une IVG, une grossesse extra utérine...bref, dans toutes les situations où il y a saignement car il peut y avoir effraction de la barrière placentaire et passage de globules rouges chez la mère.


Mère à 40 ans

Les grossesses tardives ont en général mauvaise presse. La future maman se fatigue plus vite et risque de souffrir de complications plus qu’une autre.

Les complications possibles

- les troubles veineux sont plus fréquents à cet âge, de même que le diabète et l’hypertension artérielle.
- le nombre de fausses couches au 1er trimestre est plus élevé après 40 ans (30% des grossesses ne dépassent pas le 2ème mois)
- l’accouchement prématuré, dont le taux passe de 6% à 16%.

Un bilan positif au final

- les grossesses de la quarantaine sont étroitement surveillées
- fortement désirées, elles sont vécues avec beaucoup d’attention. Les femmes se surveillent, se ménagent.
- la majorité d’entre elles se déroulent le plus souvent pour le mieux.

 



 
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